CEDEF          
Information pour la patiente consultant pour l’ÉCHOGRAPHIE du Premier trimestre
-----------------------------------------------------------------------
Accueil             

Échographie du 1er Trimestre   Pour voir les images : Cliquez

Échographie du 1er Trimestre : le dépistage integré - le dépistage séquentiel

Document PDF proposé en différentes langues, Téléchargez :  

Échographie du 2ème Trimestre

Échographie du 3ème Trimestre

Ce document a pour but de vous aider à faire le meilleur choix pour vous-même et votre bébé en vous expliquant les raisons pour lesquelles des examens échographiques vous sont proposés au cours de la grossesse, les informations que les médecins et les sages-femmes en attendent, les bénéfices et les inconvénients de ces examens. Ceux ci sont proposés à toutes les femmes enceintes, mais ils sont facultatifs. Les examens échographiques sont en partie remboursés par la sécurité sociale.

Qu’est-ce qu’une échographie ?  

 

L’échographie est une technique médicale qui permet l’exploration du corps humain selon un procédé, utilisant les ultrasons. Ces examen sont, selon les connaissances scientifiques de ce jour, sans danger pour le fœtus, même répétées à plusieurs reprises.

Comment se déroule l’examen ? 

 

Il est souhaitable d’avoir la vessie vide. Pour faire cet examen, une sonde est glissée sur la peau de votre ventre après étalement d’un gel destiné à favoriser le passage des ultrasons. Dans certaines circonstances, il est nécessaire d’introduire un capteur dans le vagin afin d’être plus proche des structures fœtales que l’on souhaite étudier, ce qui n’est ni douloureux, ni dangereux. Dans ce cas, le capteur est placé dans un préservatif à usage unique. Cette protection est le plus souvent en latex: si vous êtes allergique au latex prévenez la secrétaire et l’échographiste car des incidents ou des accidents peuvent se produire.
Les conditions d’examen peuvent nécessiter un changement de position (allongée sur le coté ou sur le dos les poings fermés sous les fesses, un coussin peut également être utilisé).

Le médecin ou la sage femme vous fera part de ses constatations lorsque l’examen sera terminé, moment où vous pourrez lui poser toutes les questions que vous désirez. En cas de doute sur une anomalie, le praticien vous en informera et pourra vous demander de revenir pour des échographies ultérieures ou de consulter un autre échographiste spécialisé.
A l’issue de l’examen, un compte-rendu vous sera remis, accompagné des clichés correspondants. Un autre exemplaire est destiné à votre médecin afin que la transmission de l’information soit parfaite.

L’examen nécessite beaucoup de concentration et de vigilance. la présence d’enfants ou de trop nombreuses personnes pouvant distraire et perturber l’opérateur.

A quelle date ? 

 

La première échographie doit avoir lieu de préférence à 11 semaines d’aménorrhée et 13 semaines d’aménorrhée et 6 jours.

A quoi sert l’échographie  du premier trimestre ?

 
Il y a cinq grandes raisons pour faire des échographies du premier trimestre.

• Apprécier la vitalité du fœtus par la perception de son activité cardiaque et le contrôle de ses mouvements actifs.

• Dater la grossesse en le mesurant de la tête au siège. On fixe alors le début de grossesse, basé sur ces mensurations, à environ +/- 5 jours près. La grossesse sera à terme 9 mois après cette date. L’âge du fœtus est, par convention, exprimé en « semaines d’aménorrhée » (=semaines de grossesse + 2 semaines). 

• Dépister les grossesses multiples.

• Analyser l’aspect du fœtus et la structure de ses organes internes. Certaines malformations sont déjà détectables et l’amélioration du matériel en accroît régulièrement le dépistage. Tout bilan, même réalisé avec compétence, comporte des limites, notamment dans certaines conditions telles qu’une paroi abdominale trop épaisse, la position du fœtus ou la date inappropriée de l’examen provoquant une mauvaise appréciation des mesures effectuées. Certaines malformations ne peuvent tout simplement pas être vues. Si une anomalie est suspectée, il peut vous être proposé d’autres examens pour infirmer ou confirmer celle-ci. Parfois, l’anomalie ne sera pas confirmée ou sera mineure et pourra disparaître au fil des semaines. Si le diagnostic est confirmé, l’équipe médicale vous donnera les explications nécessaires et vous orientera au mieux.

Dépister les anomalies chromosomiques. 
Si la taille du fœtus confirme un terme entre 11SA et 13 SA et 6 jours et si la clarté nucale est mesurable, on peut proposer un test de dépistage de la Trisomie 21 
Qu'est ce qui est un test de dépistage contrairement à un diagnostic ?

Définition du  diagnostic :
Question : Est-ce que l’enfant est malade ?
Réponse : oui ou non.
La seule façon de réaliser un diagnostic prénatal d’anomalie chromosomique consiste à prélever, à l’aide d’une ponction des cellules fœtales, soit dans le placenta (biopsie de trophoblaste), soit dans le liquide amniotique  (amniocentèse),  soit dans le cordon ombilical (ponction de sang fœtal).

Tous ces gestes présentent un risque de fin de grossesse évalué à 1%. C’est pourquoi il n’est pas envisageable de réaliser ce  diagnostic pour toutes les femmes.
Il est préférable de proposer en premier un test de dépistage :

Définition du test de dépistage :
Question : Le risque que l’enfant soit malade, est-il fort ou faible
Réponse : Il est fort ou faible (ne peut jamais répondre qu’il est nul ou que l’enfant est trisomique).

Le dépistage intégré 

 

Lors de l’échographie du premier trimestre, on peut réaliser un test de dépistage basé sur la mesure de la clarté nucale et sur l’âge maternel combiné a un dosage biologique sur du sang de la maman : plus l’âge de la mère augmente, plus le risque augmente. Plus la clarté nucale du foetus est épaisse et plus le risque augmente. A l’inverse plus elle est fine plus il diminue, deux molécules sont dosées dans le sang et chacune modifie également le risque
Bien que cette méthode soit recommandée par la Haute autorité de santé, les décrets d’applications de son remboursement ne sont pas encore publiés. Son coût est de 35 euros qui ne sont pas encore remboursés par la sécurité sociale. La sécurité sociale rembourse les marqueurs sériques biologiques du deuxième trimestre. Lorsqu’ils sont intégrés à la clarté nucale leur efficacité est comparable au test combiné du premier trimestre, mais leur résultat est plus tardif, et l’accumulation d’informations différentes (écho puis biologie) est une source d’inquiétude pour les patientes ce qui en fait augmente le nombre de recours à l’amniocentèse. Mais c’est une excellente solution pour les patientes qui n’ont pas pu ou pas voulu bénéficier des marqueurs sériques du premier trimestre.
Dans 2% des cas la mesure de la clarté nucale n’est techniquement pas possible et le test combiné du premier trimestre ne peut pas être réalisé. On aura alors recours aux marqueurs du deuxième trimestre seuls.
Lorsque le risque est plus fort que 1/250 (c’est à dire 1/100, 1/10..), on propose à la patiente de réaliser un diagnostic (amniocentèse ou biopsie de trophoblaste). Ceci est le cas chez 5% des patientes. Le diagnostic dans ce groupe à haut risque permet de trouver 8 foetus trisomiques sur 10. Mais dans la plupart des cas les résultats seront normaux.
C’est ainsi, en tenant compte de l’age de la patiente, de la mesure de la clarté nucale, et des résultats de cette prise de sang (au premier ou au deuxième trimestre), que l’on obtient la meilleure efficacité : rapport entre le nombre de foetus trisomiques diagnostiqués et le nombre de prélèvements invasifs (amniocentèses et biopsies de trophoblaste).

Le dépistage séquentiel

 

 Lors de l’échographie du premier trimestre, on peut réaliser un test de dépistage basé sur la mesure de la clarté nucale et sur l’âge maternel : plus l’âge de la mère augmente, plus le risque augmente. Plus la clarté nucale du foetus est épaisse et plus le risque augmente. A l’inverse plus elle est fine plus il diminue.

Dans 2% des cas cette mesure n’est pas possible et le test ne peut pas être réalisé.

Lorsque le risque est plus fort que 1/250 (c’est à dire 1/100, 1/10..), on propose à la patiente de réaliser un diagnostic (amniocentèse ou biopsie de trophoblaste). Ceci est le cas chez 5% des patientes. Le diagnostic dans ce groupe à haut risque permet de trouver 8 fœtus trisomiques sur 10. Mais dans la plus part cas les résultats seront normaux.

Lorsque le risque est plus faible que 1/250 (1/500, 1/1000..), on propose un test complémentaire qui peut être réalisé à l’aide d’une prise de sang chez la mère, entre 14 et 17 semaines d’aménorrhée. Ce test complémentaire tient compte de l’âge de la mère et du paramètre biologique dosé dans le sang. Ce test est pratiqué pour améliorer encore l’efficacité du dépistage par la clarté nucale.

Cette méthode est plus ancienne que la mesure de la clarté nucale, et elle a été calibrée pour une population n’ayant pas subi le premier test de dépistage par l’échographie. Le résultat fourni par le biologiste ne tient pas compte de la mesure de la clarté nucale.  C’est à dire que fort ou faible ce risque doit être intégré dans un calcul reprenant les mesures de la clarté nucale

C’est ainsi, en tenant compte de l’age de la patiente, de la mesure de la clarté nucale, et des résultats de cette prise de sang, que l’on obtient la meilleure efficacité : rapport entre le nombre de fœtus trisomiques diagnostiqués et le nombre de prélèvements invasifs (amniocentèses et biopsies de trophoblaste).


Ces tests de dépistage ne conviennent pas à tout le monde, un certain nombre de patientes étant hostile pour des raisons religieuses, philosophiques ou personnelles. C’est pourquoi nous demandons votre consentement pour réaliser tout test.

En cas de résultat inquiétant, vous pouvez éventuellement compter parmi les patientes qui souhaitent  rencontrer un professionnel  en dehors de celui de votre entourage et des intervenants obstétricaux. Parlez en à votre échographiste.

N’hésitez pas à interroger votre médecin ou votre sage-femme pour en savoir plus sur les possibilités et les limites de l’échographie.

Haut

Mise à jour le 11 Mai 2009